Faits Marquants 2025

Faits Marquants 2025

Retrouvez ici les faits marquants de Biogeco pour l'année 2025.

 

>Dispositif in situ d’exclusion de pluie pour évaluer l’adaptation des forêts au climat de demain (proposé par Déborah Corso, PHENOBOIS)

Les modèles climatiques globaux prévoient une accentuation des épisodes de sécheresse dans les décennies à venir : en Nouvelle-Aquitaine, par exemple, les précipitations estivales seront réduites de 40 à 60% d’ici la fin du siècle. Cela aura des conséquences écologiques et économiques considérables sur les écosystèmes forestiers. Il est donc nécessaire et urgent d’intensifier la recherche portant sur la réponse et l’adaptation de ces écosystèmes forestiers aux sécheresses extrêmes. Le dispositif d’exclusion de pluie de la forêt expérimentale (Université de Bordeaux-INRAE), en partenariat avec l’ONF, la Région Nouvelle-Aquitaine et France Forêt Bois, vise à déterminer, expérimentalement et in situ, l’effet de l’augmentation des sécheresses estivales sur le fonctionnement des forêts de Nouvelle-Aquitaine et plus particulièrement celle des Landes de Gascogne, et à évaluer les capacités adaptatives et la résilience de ces écosystèmes au stress extrême. Les résultats permettront de formuler des recommandations pour l’adaptation de la forêt de plantation sur notre territoire.                                                                                                                            

>Co-construction sur les indicateurs génétiques de la Convention sur la Diversité Biologique (proposé par Myriam Heuertz, E4E, DMI)

Le Cadre Mondial de Biodiversité de Kunming-Montréal (CMB) de l Convention pour la Diversité Biologique (2022) contient un Objectif pour 2050 et une Cible pour 2030 visant la protection de la diversité génétique de toutes les espèces, sauvages et domestiquées. Les pays signataires du CMB, dont la France, doivent rapporter leurs progrès en matière de conservation de la diversité génétique au moyen de deux indicateurs 1) Ne500, la proportion des populations dont la taille efficace (Ne) est supérieure à 500, et 2) PM, la proportion des populations maintenues. Biogeco s’est allié à l’OFB dans une démarche de co-construction avec les scientifiques et parties prenantes (Ministère de la Transition Écologique, PNDB, IGN, MNHN, ONB, IFREMER, CNRS, Universités, ONGs…) afin de mettre en œuvre des flux de travail standardisés et réutilisables pour le rapportage et la communication de ces indicateurs, 1. Lors d’un atelier le 7 avril à Paris appuyé par le projet Biodivrsa+ GINAMO – Genetic Indicators for Nature Monitoring, une initiative répétée en Italie, en Norvège, en Suède et en Belgique, 2. En publiant les compte-rendus de ces ateliers, 3. En déposant une proposition de Recherche-Action dans le cadre de la convention INRAE-OFB, pour mettre en œuvre le rapportage pour l’hexagone, et adapter les flux de travail pour les Outre-mer, avec la Guyane come région pilote.  


>La dendrochronologie révèle le secret d'un parc historique en Ukraine (Proposé par Annabel Porté, E4E)

Deux chercheurs de l'Académie nationale des sciences d'Ukraine, actuellement accueillis au sein de l’UMR BIOGECO (INRAE et Université de Bordeaux) et lauréats de l’initiative MSCA4Ukraine et PAUSE Collège de France, ont découvert des éléments clés sur les origines et le développement du parc Oleksandriya à Bila Tserkva, en Ukraine, en analysant les cernes de ses plus anciens arbres vivants ainsi que des documents d'archives récemment découverts. Le mythe de la création à partir d’un terrain nu est déconstruit par l’analyse dendrochronologique de chênes pédonculés antérieurs à cette date, probablement intégrés au parc d’une forêt préexistente. Le rôle des riches mécènes dans la plantation de spécimens exotiques est réfuté, mais celui de la comtesse Branicka dans l’introduction de nouvelles espèces est démontré par l’analyse conjointes des cernes et de documents historiques. Ces résultats, publiés dans le journal Dendrochronologia, remettent en question les légendes locales et précisent la chronologie du développement du parc, de son origine à la fin du XVIIIe siècle jusqu'au début du XXe siècle. Ils apportent des éléments essentiels à la gestion du patrimoine et des perspectives dans le choix des espèces en écologie urbaine et forestière.


>Evénement science-politique «When nature can do the job: Fostering co-benefits for people and the environment in view of the Nature Restoration Regulation » (proposé par Arndt Hampe, BIODIV)


L'adoption du ‘Règlement relatif à la restauration de la nature’ par l’Union Européenne a été une décision historique pour la nature. Cette législation, la première à l’échelle d’un continent, vise à restaurer des zones importantes d'écosystèmes terrestres et marins dégradés dans tous les États membres de l'UE. Elle implique une augmentation d’échelle de la restauration écologique bien au-delà des pratiques actuelles, ce qui nécessitera des solutions novatrices qui soient efficaces sur le plan environnemental, réalisables sur le plan économique et acceptables sur le plan social.      Un groupe de projets Horizon Europe, la Société de la Restauration Ecologique Europe (SERE) et l’Agence Exécutive Européenne pour le Climat, les Infrastructures et l’Environnement (CINEA) ont organisé un événement science-politique «When nature can do the job: Fostering co-benefits for people and the environment in view of the Nature Restoration Regulation », qui avait lieu à Bruxelles le 19 mars.     En réunissant des prestigieux experts européens des secteurs de la recherche et de la politique, cet événement a examiné où, quand et comment la nature pourrait contribuer à créer des écosystèmes qui favorisent la biodiversité, stockent le carbone et améliorent les moyens de subsistance, ce qui permettra à la nature et aux populations de mieux faire face aux impacts croissants du changement climatique moderne.